Le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Cheikh Niang, a présidé ce mardi 21 avril 2026 la cérémonie de clôture de la 10e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique. Lors de son discours, il a indiqué que la stabilité ne se décrète pas, mais qu’elle se mérite. Clap de fin pour la 10e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité. La cérémonie de clôture de cet événement d’envergure a été présidée par le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Cheikh Niang. Dans son allocution, il a rappelé que cette édition, qui consacre la maturité du forum, a été un moment de vérité, où les participants ont examiné les fragilités du continent sans complaisance. Le ministre a indiqué que « la conviction qui s’est imposée est que la paix en Afrique ne peut être ni importée, ni déléguée, ni improvisée. Elle doit être construite par des institutions légitimes, des économies résilientes et des sociétés inclusives ». Le chef de la diplomatie sénégalaise a ajouté qu’il ne peut y avoir de sécurité durable là où la confiance entre l’État et le citoyen s’est érodée. « La stabilité ne se décrète pas, elle se mérite en traitant les causes profondes telles que la précarité, l’exclusion et la radicalisation, notamment chez les jeunes et les femmes », a-t-il déclaré.
Revenant sur la souveraineté et l’intégration économique mises en lumière lors de ce forum, le ministre a soutenu que l’exigence de souveraineté économique est primordiale. Cependant, selon lui, il convient de transformer les ressources naturelles sur place afin de créer des chaînes de valeur et des emplois.
« Il faut sortir du paradoxe d’un continent riche en ressources, mais en retard sur les standards de développement. Cette souveraineté (politique, stratégique, alimentaire et numérique) ne signifie pas l’isolement, mais le choix de partenariats “gagnant-gagnant” fondés sur le respect mutuel », a-t-il expliqué.En outre, il a indiqué que l’intégration régionale, notamment via la Zone de libre-échange continentale africaine, n’est plus un idéal abstrait, mais une nécessité absolue pour répondre aux menaces transfrontalières (terrorisme, trafics, cyber-menaces, crises climatiques) qu’aucun État ne peut affronter seul.
Selon Cheikh Niang, les États africains doivent collaborer pour faire face à ces défis. À ses yeux, l’unité doit s’incarner dans des institutions fortes et des mécanismes bien financés. À ce titre, a-t-il souligné, « la proposition d’une “doctrine de Dakar” sur la prévention des conflits prend tout son sens pour anticiper les crises plutôt que de simplement y répondre. L’Afrique entre dans un moment décisif et peut être une clé de stabilité dans un monde en recomposition ». REFORMULER