Créer 10 000, 20 000 ou même 100 000 emplois est souvent présenté comme un objectif majeur. C’est important, et c’est très bien. Mais une autre ambition est possible : le concept « Habitat et activité pour tous », pour toute la jeunesse africaine. Cette idée est au cœur du Projet #.
(Extrait du livre : # n’est pas qu’un simple symbole numérique. Il est le fil d’un réseau, la marque d’une connexion, le souffle d’une intelligence collective. Il siffle les initiales de Jeunes Entrepreneurs Solidaires (JES), comme un refrain qui traverse les frontières et réveille les consciences.)
Pour comprendre ce concept, partons d’un exemple concret.
Un hectare de terrain, c’est 10 000 mètres carrés. Cela représente environ 20 parcelles de 300 m², avec des espaces communs partagés. Dans certaines zones intermédiaires, suffisamment proches des grandes villes pour rester connectées mais assez éloignées pour être abordables, un hectare peut coûter autour de 5 millions de FCFA.
Divisé par 20, cela revient à 250 000 FCFA par personne. Sur dix mois, cela représente une cotisation d’environ 25 000 FCFA par mois.
Autrement dit, 20 jeunes organisés peuvent, ensemble, accéder à du foncier, chacun disposant de 300 m² productifs, ainsi que d’espaces communs exploitables.
Que faire sur ces 300 m² ?
D’abord habiter, puis entreprendre. Installer une maison container solaire ou une capsule moderne, aujourd’hui accessibles et parfois fabriquées localement (il suffit de visiter les plateformes de sourcing international pour en constater les prix et la qualité). Puis développer une activité.
Les possibilités sont nombreuses, à condition de diversifier pour réduire les risques :
• Agriculture verticale hydroponique, très efficace sur de petites surfaces.
• Élevage, pisciculture.
• Artisanat.
• Recyclage.
• Numérique et intelligence artificielle.
• Médecine traditionnelle, santé et bien-être.
• Art, culture, sport.
• Etc.
Il ne s’agit pas d’efforts épars, mais bien d’un véritable écosystème solidaire qui se met en place.
Financement
Pour financer ces installations (maisons containers solaires, capsules habitables…), plusieurs leviers existent : l’apport personnel, le crédit via les banques ou les institutions de microfinance, l’appui de fonds publics, ou encore des partenariats stratégiques avec des mentors expérimentés.
C’est ce concept que j’appelle le Village #, présenté dans le nouveau livre La Génération # pour porter le Projet #. Un lieu où l’on vit, apprend, produit et se projette. Un modèle où l’État, la diaspora et les investisseurs ont chacun un rôle structurant à jouer.
Mais un Village # sans formation n’a pas d’avenir. C’est pourquoi chaque Village # intègre nécessairement son Université #.
L’Université # n’est pas une université classique. Ici, on ne parle pas de diplômes prestigieux. Chaque compétence acquise est immédiatement utile et valorisable. Trois principes guident cette approche : transmission horizontale et verticale, flexibilité et utilité immédiate.
Concrètement, une Université # peut tenir dans un immeuble simple, par exemple un R+2 :
• Au rez-de-chaussée, un comité de gestion assure la gouvernance.
• Au premier étage, la formation pratique.
• Au deuxième, un espace de coworking où les entrepreneurs développent leurs projets tout en formant les jeunes en conditions réelles.
La solidarité intergénérationnelle dans la transmission du savoir et du savoir-faire reprend alors tout son sens, au regard de la structure démographique des pays africains.
En milieu urbain, l’Université # devient même un Projet # à part entière, conçu comme une passerelle pour les jeunes citadins vers les Villages #. Elle contribue à réduire le chômage, à prévenir la délinquance, à favoriser l’inclusion et à créer de nouvelles opportunités économiques dans les quartiers urbains.
Pour relier l’ensemble, l’Application #, appuyée par l’intelligence artificielle, connecte les acteurs et fluidifie les échanges.
Par ailleurs, à maturité, chaque Projet # intègre aussi un volet social, avec une mutuelle et un fonds de solidarité. Il permet également à tout État de repenser sa politique carcérale en passant d’une logique punitive à une approche réparatrice et formative.
À la jeunesse africaine, le message est simple :
Organisez-vous, lancez des tontines, formez-vous d’abord. Commencez par un hectare, puis cent hectares, puis des Villages # partout.
Babacar NDIAYE
Président du Mouvement MASSE
Auteur du livre La Génération #
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