Après une période de silence suite aux révélations du gouvernement sur un prétendu carnage dans les finances publiques sous le régime précédent, dirigé par l’Alliance pour la République (APR) et son ancien président, l’APR a finalement réagi.
Dans un communiqué daté de ce dimanche 6 octobre, l’APR juge « inacceptables » les accusations portées sans preuves solides, soulignant que de telles allégations risquent de compromettre la confiance du public envers les institutions.
Le communiqué rappelle que « la Cour des comptes est la seule autorité habilitée à évaluer la régularité des comptes publics et la gestion des fonds. Ce n’est qu’après avoir soumis le rapport provisoire aux acteurs concernés, notamment les anciens ministres des Finances de la période en question, que la Cour pourra, dans le respect du principe du contradictoire, formuler ses conclusions définitives. »
L’APR salue « l’esprit de retenue des anciens ministres des Finances, victimes d’accusations jugées infondées de la part du Premier ministre Ousmane Sonko, » et critique l’empressement du gouvernement à tirer des conclusions d’un rapport provisoire, dont le processus de validation est encore en cours.
Le document déplore également l’attitude du Premier ministre, affirmant qu’il « semble ignorer que la prudence, la retenue et la discrétion doivent prévaloir dans l’exercice des missions régaliennes de l’État. Ces vertus sont essentielles pour mener le pays vers un développement harmonieux et durable, en respectant l’administration de l’économie et des finances publiques. »
L’APR appelle ainsi à plus de responsabilité et de respect dans la gestion des affaires publiques pour garantir la stabilité et la confiance institutionnelle.
