Les dessous hallucinants de la terrible saison de l’ASSE

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Relégué en Ligue 2, Saint-Etienne a vécu une année terrible sur le terrain mais également en coulisses.

Dimanche soir, l’AS Saint-Étienne a bouclé son exercice 2021-22 dans le chaos le plus total. Des centaines de supporters ont envahi le terrain et lancé des fumigènes à destination des joueurs et de la tribune présidentielle après que l’officialisation de la descente en Ligue 2 suite au barrage perdu face à l’AJ Auxerre. De malheureux incidents qui ne sont pas restés sans conséquences puisque les Verts ont porté plainte contre X hier et que la Commission de discipline de la LFP a décidé de mettre le dossier en instruction. Un triste point final pour une saison qui sur le terrain comme en coulisses a été une catastrophe.

Une année difficile

En effet, dans son édition du jour, L’Equipe dresse le long récit de la descente aux enfers de l’ASSE. Un club au bord de l’implosion qui a dû gérer de nombreuses blessures, mais aussi des problèmes importants en interne. Arrivé sur le banc stéphanois en cours de saison pour remplacer Claude Puel et remettre le train sur de bons rails, Pascal Dupraz n’a pas fait l’unanimité. Un technicien qui a payé très cher sa suffisance.

À plusieurs reprises, il a attaqué Pascal Gastien. En février, il avait déclaré après la victoire 2-1 à Clermont: « nous ne sommes plus derniers. Ça compte, mais c’est anecdotique et le mérite en revient aux joueurs. C’est bien d’avoir damé le pion à cette équipe de Clermont qui se réclame des préceptes de Pep Guardiola (…) Il faut encore rester vigilant avec quatorze matches à jouer. Je suis content d’avoir montré à Pascal Gastien qu’un montagnard pouvait faire jouer son équipe. C’est un super garçon, mais il n’est pas fair-play. Il est toujours en train de couiner, en permanence, c’est énervant.»

Dupraz sous tension

Aujourd’hui, Clermont est en L1. Pas l’ASSE. Grande gueule, Dupraz avait un peu trop parlé. En mars, il avait lâché : «si on est maintenu et qu’il reste des matches à Geoffroy Guichard, peut-être que j’irai dans les tribunes. (…) Si on garde ce rythme de deux points par match jusqu’à la fin de la saison, on pourra faire un tour dans les kops avant l’heure». Ce sont finalement les supporters qui sont descendus sur le terrain pour manifester leur colère dimanche dernier lors du barrage retour. Pascal Dupraz a aussi été pété un plomb lors du nul à Bordeaux le 20 avril. En zone mixte, il en est venu aux mains avec André Monteiro, l’adjoint portugais de David Guion.

Wahbi Khazri et Denis Bouanga, qui demandera aux journalistes de ne pas publier les images, viendront séparer les deux hommes. Malgré cet incident, Dupraz ne s’est pas calmé et a continué à tacler à tout va. Lors du barrage aller, l’ancien coach de l’ETG avait mis le raté de son équipe sur le compte de l’absence de climatisation dans le vestiaire. Mais au retour, son équipe n’a pas pu faire mieux qu’un nul (1-1) avant de s’incliner lors de la séance de tirs au but. Un coup de massue pour l’ASSE, qui avait entamé le tournage d’un documentaire pour Prime Vidéo retraçant les coulisses de la remontada du club. Malgré les démentis des Verts, la diffusion de celui-ci était prévue pour jeudi. Un couac de plus.

Les joueurs pointés du doigt

Si Dupraz et la direction prennent cher, notamment Roland Romeyer dont la demeure avait été taguée, les joueurs, eux aussi, ont leur part de responsabilité. En effet, le vestiaire stéphanois n’est pas exempt de tous reproches selon L’Équipe. Le quotidien sportif dévoile des anecdotes savoureuses. Ainsi, on apprend que Romain Hamouma s’est blessé au poignet droit (rupture d’un ligament) en frappant un punching-ball lors de l’anniversaire de Wahbi Khazri organisé le 3 mars dans un bowling. Résultat : sept matches d’absence pour le joueur opéré. Mahdi Camara, lui, a cassé le nez et amoché la bouche de Yanis Bourbia. Ce dernier, gardien de l’équipe de N3, avait insulté et poussé la mère de Camara lors d’un match.

Camara l’avait donc sorti du vestiaire avant de le rouer de coups. Ambiance. L’Équipe rapporte aussi que Wahbi Kahzri aurait négocié une prime de maintien avant la dernière journée de Ligue 1 face à Nantes. Ce qui aurait surpris les dirigeants, qui ont refusé, préférant reverser l’argent aux employés du club qui oeuvrent sans relâche. Des joueurs au coach, en passant par la direction, tous ont été coupables de la descente des Verts. Des Verts qui ont visiblement creusé leur tombe tous seuls cette année si on se fie aux secrets dévoilés ce mercredi.

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