20.000 dollars. C’est désormais le montant de la caution maximale que devront verser les citoyens de 50 pays, dont 30 pays africains. C’est une augmentation de 5000 dollars par rapport à la précédente mesure.
Cette caution pourra être exigée par les agents consulaires avant la délivrance du visa. Le voyageur devra respecter les conditions de son séjour. En cas de dépassement de la durée autorisée, les autorités américaines pourront conserver définitivement les 20.000 dollars. Cette nouvelle mesure confirme la politique de programme de caution lancée le 4 août 2005. Elle donne aux agents consulaires américains le pouvoir discrétionnaire d’imposer des cautions aux visiteurs en provenance de pays où le taux de dépassement de la durée de validité de leur visa est élevé.
Le montant maximal de la caution passe désormais de 15.000 à 20.000 dollars. C’est ce qu’a confirmé le Département d’État, en publiant un nouveau décret. Cette mesure prend effet ce lundi 3 août. Le montant minimum de la caution pour un visa augmente également. Auparavant, le minimum qui pouvait être demandé aux voyageurs était de 5000 dollars. Il est maintenant de 10.000 dollars.
Ces nouvelles mesures visent, selon l’administration Trump, à lutter contre les personnes qui restent sur le territoire américain malgré l’expiration de leur visa. Durant l’année, cette politique des cautions a été élargie à une cinquantaine de pays, dont 30 pays africains. On retrouve parmi ces pays : la Côte d’Ivoire, le Sénégal, la Guinée ou encore l’Éthiopie.
Les États-Unis ont expulsé des dizaines de personnes vers quatre pays africains les 30 et 31 juillet dernier, dans le cadre du programme sans précédent du président américain Donald Trump d’expulsion vers des « pays tiers », ont indiqué des avocats à l’Agence France-Presse.
Nouveau signe du durcissement de la politique migratoire de Washington, le département de la Sécurité intérieure a également finalisé son projet cherchant à réduire la portée des visas F (étudiants), J (échanges culturels) et I (journalistes). Le texte a été publié le 17 juillet dernier au registre fédéral. Il doit être soumis au vote du Congrès, majoritairement républicain. Les visas étudiants seront limités à une durée de quatre ans et les visas journalistes à huit mois. Jusqu’à présent, les États-Unis octroyaient des visas pour la durée du programme d’un étudiant et jusqu’à cinq ans pour un journaliste.
Caution ou pas, les ressortissants de dix pays sont toujours interdits de visas aux États-Unis. C’est le cas notamment en Afrique pour le Burkina Faso, le Mali ou la Somalie.
