« Ces personnes ont participé directement aux efforts déployés par la CPI pour enquêter, arrêter, placer en détention ou poursuivre des responsables dont le gouvernement n’a pas accepté la compétence de la CPI », a déclaré, dans un communiqué, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio.
Le magistrat sénégalais Abdoulaye Seye, substitut du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), est visé par des sanctions de la Maison-Blanche. Il est le deuxième Sénégalais à subir la foudre de Trump.
Nouvelle escalade dans la campagne menée par l’administration Trump contre la Cour pénale internationale (CPI). Les États-Unis ont annoncé, hier, des sanctions contre le magistrat sénégalais Abdoulaye Seye, substitut du procureur de la CPI. La présidente de la Cour pénale internationale, la Japonaise Tomoko Akane, a également été sanctionnée par Washington. « Ces personnes ont participé directement aux efforts déployés par la CPI pour enquêter, arrêter, placer en détention ou poursuivre des responsables dont le gouvernement n’a pas accepté la compétence de la CPI », a déclaré, dans un communiqué, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio.
Les États-Unis estiment que ces sanctions s’inscrivent dans le prolongement de la campagne diplomatique lancée en juillet dernier, visant à « dénoncer les abus de pouvoir de la CPI ». Abdoulaye Seye est le deuxième Sénégalais de haut rang à la CPI à être sanctionné par Washington. Depuis août 2025, le magistrat sénégalais Mame Mandiaye Niang, procureur adjoint de la CPI, est également visé par des sanctions américaines, au même titre que d’autres cadres de la juridiction internationale. Ces sanctions interdisent notamment aux juges concernés d’entrer sur le territoire américain et bloquent toute transaction immobilière ou financière entre eux et les États-Unis. Elles constituent aussi une réponse aux enquêtes menées par la CPI à l’encontre d’Israël, allié des États-Unis.
La CPI a notamment émis, en 2024, des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et Yoav Gallant, ancien ministre israélien de la Défense. Elle a également ouvert une enquête sur les troupes américaines en Afghanistan. En juin, trois juges de la CPI ont porté plainte contre Trump et son administration au sujet des sanctions, arguant que celles visant leurs collègues étaient illégales. Washington a lancé une offensive diplomatique majeure contre la CPI, l’accusant de « menacer » les Américains et appelant ses partenaires à s’en retirer. Le Tchad et le Venezuela, partenaires stratégiques des États-Unis, ont notamment annoncé leur retrait de la CPI.
« L’administration Trump est prête à prendre des mesures supplémentaires, si nécessaire, pour démanteler systématiquement la CPI, jusqu’à ce qu’elle soit incapable de menacer la souveraineté américaine », a déclaré Marco Rubio dans le communiqué du département d’État américain. Les États-Unis ne sont pas membres de la CPI.
