Depuis l’arrêt de la vente des timbres fiscaux et quittances de passeport via Diotali, les usagers doivent désormais passer par l’application SEN TIMBRE, développée par Orange Money pour le compte de la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID). Mais le nouveau dispositif suscite déjà des critiques concernant les frais, les moyens de paiement disponibles et les performances de la plateforme.
Le changement de plateforme ne passe pas inaperçu. Depuis environ trois semaines, les usagers qui souhaitent acheter des timbres fiscaux ou payer les quittances liées aux passeports sont orientés vers SEN TIMBRE, après l’arrêt annoncé de ces services sur Diotali.
Si cette transition vise à moderniser davantage les procédures administratives, plusieurs utilisateurs font état de difficultés et de coûts supplémentaires.
Des frais supplémentaires dénoncés
Parmi les principales critiques figure l’apparition de frais lors de certaines opérations.
Des usagers affirment avoir constaté des frais supplémentaires pouvant atteindre 200 francs CFA, alors que l’achat du timbre via Diotali était présenté comme sans surcoût.
Cette situation alimente les interrogations sur la tarification appliquée par SEN TIMBRE et sur le coût réel supporté par le citoyen pour accéder à ce service.
Le choix du moyen de paiement au cœur des critiques
Autre sujet de mécontentement : les moyens de paiement proposés.
Alors que plusieurs solutions étaient auparavant disponibles avec Diotali, les utilisateurs de SEN TIMBRE sont orientés vers MaxIt pour effectuer leurs paiements.
Cette restriction est particulièrement critiquée par les usagers habitués à d’autres services, notamment Wave. Sur les réseaux sociaux, certains estiment que les citoyens devraient pouvoir choisir librement leur moyen de paiement parmi les solutions disponibles.
Lenteurs et échecs de transactions
Les performances de l’application font également l’objet de nombreuses critiques.
Sur les réseaux sociaux, plusieurs témoignages font état de difficultés à ouvrir la plateforme, de temps de chargement particulièrement longs ou encore de transactions qui n’aboutissent pas.
La lenteur de MaxIt est également évoquée par certains utilisateurs, compliquant davantage la procédure de paiement.
Des revendeurs proposent le timbre à 22 000 FCFA
Une autre pratique signalée suscite des interrogations : la revente du timbre de passeport.
Selon plusieurs témoignages, certains revendeurs proposeraient le timbre à 22 000 francs CFA, alors que le tarif officiel indiqué est de 20 000 francs CFA.
Si ces pratiques sont confirmées, elles pourraient nécessiter une clarification et un contrôle des autorités compétentes afin d’éviter que les usagers ne supportent des coûts supplémentaires.
Les usagers attendent des réponses de la DGID
Au-delà des difficultés techniques, plusieurs questions restent posées.
Les usagers souhaitent notamment comprendre les raisons de la fin de la collaboration avec Diotali, connaître précisément les frais appliqués par SEN TIMBRE et savoir pourquoi plusieurs moyens de paiement ne sont plus accessibles.
Ils demandent également des solutions rapides aux problèmes de lenteur et d’échec de transactions signalés depuis la mise en place du nouveau dispositif.
Alors que la dématérialisation des procédures administratives doit faciliter la vie des citoyens, l’enjeu est désormais de garantir un service accessible, fiable, transparent et prévisible en matière de coûts.
Une clarification de la DGID sur le fonctionnement de SEN TIMBRE serait donc particulièrement attendue par les usagers.
